et d'espace...
... pour quelques articles, photos et interviews collectés au fil de lectures et de pérégrinations en Europe et en Afrique.
Un peu d'air
... pour quelques articles, photos et interviews collectés au fil de lectures et de pérégrinations en Europe et en Afrique.
Scoop du Monde hier, qui révèle le contenu d'archives diplomatiques et militaires sur le rôle de la France au Rwanda entre 1990 et 1995. Suivi de près par Le Soir, qui défend la thèse de l'ingérence française depuis maintenant 15 ans.
Le juge d'instruction Florence Michon du Tribunal aux Armées de Paris (TAP) a reçu une série de documents tirés de la Fondation François Mitterrand. Un information judiciaire a en effet été ouverte en décembre 2005, pour "complicité de génocide" et "complicité de crime contre l'humanité" visant l'armée française.
1990
Octobre : incursion de l’Armée Patriotique Rwandaise (branche armée du Front Patriotique Rwandais) depuis l’Ouganda. La France détache 680 hommes, qui resteront 3 ans, et fournit des armes aux Forces Armées Rwandaises (FAR).
1991
21 mars : 80 conseillers sont dépêchés pour dispenser de l’assistance militaire technique et une formation militaire pour « durcir le dispositif rwandais »
1993
19 janvier : l’ambassadeur de France à Kigali et le Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) préviennent que le président Habyarimana aurait ordonné de « procéder à un génocide systématique ».
20 février au 20 mars : Alertes sur les exactions et sur la programmation du génocide par le parti au pouvoir.
Opération « Chimère » : des soldats français sont affectés au contrôle des alentours de la capitale.
Début des négociations politiques entre le FPR et Kigali, qui aboutissent aux Accords d’Arusha, le 4 août.
2 avril : Alain Juppé, nouveau ministre des Affaires Etrangères : « Il y a des risques de massacres si nous partons (…), si nous renforçons, nous nous enfonçons dans le dossier. Nous ne pouvons pas partir ».
18 mai : les notes de la DGSE affirment que « les deux protagonistes sont responsables des massacres ». Près de 900.000 personnes sont déjà sur les routes.
11 octobre : Habyarimana est en visite officielle en France. Il fait l’éloge du régiment français.
décembre : envoi d’une force internationale neutre sous l’égide des Nations Unies : la FIN. Il ne reste plus que 24 assistants techniques français à Kigali.
1994
Janvier : l’Ambassadeur français de Kigali alerte qu’un plan de déstabilisation radicale du pays serait mis au point pour provoquer l’élimination des Tutsis.
6 avril 1994 : assassinat du président hutu Juvénal Habyarimana. Cent jours de massacres s’ensuivent qui font 800.000 victimes. Le FPR continue son avancée. La France fait voter une résolution d’embargo sur les armes à l’ONU.
18 mai : Alain Juppé affirme en conseil des ministres : « au Rwanda, le mot de génocide n’est pas trop fort ». Le Général Quesnot exprime la hantise de l’Elysée de voir s’élaborer un « Tutsiland » avec l’aide anglophone.
21 juin – 22 août : lancement de l’opération humanitaire « Turquoise », déployée dans le Sud-Ouest du Rwanda, qui aurait facilité la fuite des génocidaires Hutu.
décembre : constitution du Tribunal Pénal International pour le Rwanda avec la résolution 955 du Conseil de sécurité de l’ONU.
19 juillet le FPR victorieux constitue un gouvernement sur la base des accords d'Arusha, première étape de la reconstruction de l'État rwandais. Une période de transition politique est décrétée.
24 novembre 2006 : Kigali rompt ses relations diplomatiques avec la France suite à la publication de l’ordonnance du juge Bruguière, qui accuse le FPR de Paul Kagame d’avoir fomenté l’attentat de Juvénal Habyarimana.
A venir : en octobre : Rapport de la commission sur l’implication de la France à Kigali.
Vos Commentaires